mai 2012
1 billet
la langueur des jours d’été rend la mémoire si triste et tragique, un jour je sais j’attendrai à mon tour les bras nus autour de mes genoux, et le vent tiède de la nuit me rappellera qu’à chaque fois personne ne vient
mars 2012
1 billet
demain je partirai encore pour le bout du monde et comme à chaque fois je porte cet obsédant désir que l’avion se -
février 2012
1 billet
la peur est un rempart
janvier 2012
4 billets
je danse dans l’ombre
je hais d’aimer cette ville qui est comme une maison que nous partagerions toujours
je hais de ne pouvoir la fuir parfois
ce qui faisait la beauté des vagues
décembre 2011
4 billets
le silence, et voilà, le vertige malgré tout et le flou tout autour, la cendre qui brûle et rebrûle la cendre de la cendre, l’odeur sous les ongles, on n’ira plus danser il n’y a ni promesse ni horizon, pourtant j’aimerais bien que le son de ta voix ne s’arrête pas si soudain
toi la fleur, moi le fusil
novembre 2011
4 billets
et pourtant, plus explosé qu’un archipel, j’habitais en la mer
octobre 2011
2 billets
on supporte l’absence parce que tout était vrai. c’est là la plus belle leçon que je pouvais recevoir, et en même temps la plus terrible et la plus cruelle
je veux croire qu’il n’y aura jamais rien d’aussi beau que la mémoire que cette ville aura de nous, et l’image des toits brunis par la pluie
on supporte l’absence parce que rien n’a de sens sans...
la différence c’est que cette fois je sais qu’on n’en meurt pas
août 2011
1 billet
En t’attendant mon coeur est tout un paysage.
juillet 2011
3 billets
l'année
le temps il a passé
on a comme pas vécu
juin 2011
8 billets
Il n’y a pas de lieu, et c’est cela qu’il faut bien comprendre, il n’y a qu’un contexte, et partout, on est infiniment nulle part. Les échelles n’y changent rien.
De la même façon, il n’y a pas lieu d’être, mais une concordance de mouvements et de temps ; et chaque chose qui est, en réalité est illisible pour elle.
Les cartes, d’une...
bien sûr tu seras toujours celui qui a gagné, et je serai toujours celui qui a perdu ; comme je suis celui qui te hais et toi celui qui s’en fout - bien sûr
rien qui puisse, dans l’obscurité, devenir vrai
quand tout sera fini même Paris sera fade
A l’arrivée, les bruits de la ville sont différents, les bruits comme les parfums et je bouillonne de ce qui attend toujours au-dehors, tu ne peux pas l’atteindre, ça n’existe pas si tu le cherches, si tu sors il n’y a pas d’enfants qui jouent au loin ni de feuilles qui bruissent, il n’y a pas l’odeur de la sécheresse, tu es si proche, tu es les bruits...
mai 2011
1 billet
Après l’absence, je n’ai plus les mots, autant te dire le silence radio je n’ai que les images je suis seul sur la scène, je porte un grand sac avec les pieds dans le sable j’ai les pieds dans l’herbe au parc de Saint-Cloud, je traverse à pied le pont de Brooklyn je m’étais pourtant dit que je le ferais avant mon départ alors je repense à l’arche trop...
mars 2011
4 billets
Souvent dans la pénombre je pense à l’enfant moi comme on essaie de penser aux gens qui nous rassurent dans le noir comme on rassemble des pensées agréables de jardin et de lumière je pense à l’enfant seul et pressé de vivre pour oublier que chaque jour je le tue.
De nouveau plier sous le poids avec au bout rien d’autre qu’attendre indéfiniment la fin, la fin du monde, et redevenir un désert.
Je ne sais pas de quoi m’emparer pour éviter l’instant d’infini vertige lorsqu’on passe de l’être social à l’être perdu.
février 2011
9 billets
combler le silence, le silence qui engloutit tout, après les batailles et la lutte et l’espoir le danger c’est le silence qui étouffe et qui oublie, et qui gagne à la fin
à la fin il y en a toujours un qui perd moi j’ai perdu le droit de quelqu’un
Je garde toujours en dedans le désir des routes sèches et du désert, vraiment, les routes et la pierre, la grande Amérique et les nuages cendrés, je reste au bout du monde en dedans au-dessous d’un ciel qui m’étend vers l’infini.
Ailleurs la folie et le vide, l’insensé et la terre vraie, et pourtant, qu’y a-t-il de plus beau que nous ?
Je rêve d’une plage, de l’air marin, du calme au bord du tumulte infini. De douceur, de sonorités profondes, de basses.
J’ai besoin de voyages, et d’air, et d’art.
janvier 2011
5 billets
Ce que je croyais être une tendance - profiter de l’excuse, pardon je n’étais pas moi-même - pour commettre des attentats et cracher mon mépris à la face du monde, est peut-être non quelque chose qui se forme insidieusement par des connexions neuronales originales dans quelques situations particulières, mais au-contraire quelque chose qui préexiste à ces connexions et dont la...
Chaque jour je vais du frisson à la noyade, les paupières jusqu’au sol, le froid qui use me voûte, et alors je ne suis plus qu’une arcade. Je suis un pont, un pont gigantesque entre la terre et le ciel - pas plus gros qu’une goutte d’eau.
Souvent je me dis que sans doute, j’ai manqué quelque chose entre la terre et le ciel, et que c’est pour ça que je flotte...
Moi je lis la ville avec les yeux du désir. Les trottoirs que je suis ont la couleur de la tôle, le métal et le béton sont plus intenses que la chair. Ils appellent à la crainte. Ils froissent la ville comme des forêts de pierres.
Ce que je préfère ce sont les pluies sur l’opaque, les couleurs des toits, de l’ardoise humide et les torrents à travers la ville qui semblent chercher...
décembre 2010
7 billets
je me perds il n’y a plus de nuit sur l’éternelle balade de ta peau blanche